Aller au contenu principal

Psychologie et bien-être

Motivation qui fluctue : que faire quand elle baisse ?

La motivation varie dans le temps, c'est normal. S'appuyer sur des habitudes plutôt que sur l'envie du moment, et accepter les périodes de pause, aide à traverser ces baisses.

En bref

La motivation n'est jamais constante, elle varie chez tout le monde, et ces variations ne signifient rien de négatif.

S'appuyer sur des habitudes installées, plutôt que sur l'envie du moment, aide à traverser les périodes basses.

Un suivi régulier avec l'équipe soignante peut aider à retrouver un élan quand la motivation baisse durablement.

Il y a des semaines où l'on se sent porté, et d'autres où rien ne semble avancer. Cette variation de la motivation touche tout le monde, dans tous les domaines de la vie, pas seulement dans un parcours lié à la santé. La reconnaître comme normale est déjà une façon de s'en libérer du poids qu'elle fait parfois peser.

La motivation varie, et c'est normal

La fatigue, le stress, une période chargée au travail ou en famille, une saison difficile, un deuil ou simplement une lassitude passagère : tout cela peut faire baisser l'élan, sans rapport avec la valeur de la personne ou son engagement réel. Attendre que la motivation revienne toute seule avant d'agir mène souvent à une attente longue, parfois décevante. Il existe d'autres appuis plus fiables, construits dans la durée plutôt que sur un ressenti du moment.

S'appuyer sur des habitudes plutôt que sur l'envie

Une habitude déjà installée, comme une marche après le dîner ou un repas pris à heure régulière, continue souvent même quand l'envie n'est pas là, car elle demande moins de décision à chaque fois. Construire ces habitudes pendant les périodes où l'élan est présent les rend plus solides pour les périodes où il baisse.

Se rappeler ses raisons personnelles

Chaque personne a ses propres raisons d'avancer : plus d'énergie au quotidien, pouvoir jouer avec ses enfants ou petits-enfants, marcher plus facilement sur la corniche, se sentir mieux dans son corps, ou simplement prendre soin de sa santé sur la durée. Se reconnecter à ces raisons personnelles, plutôt qu'à une pression extérieure ou à une attente immédiate, redonne souvent un sens plus stable que la seule motivation du moment, qui va et vient.

Réduire la marche suivante

Quand l'élan baisse, viser un objectif plus modeste pour la journée ou la semaine aide à continuer sans s'épuiser. Une petite action régulière vaut souvent plus qu'une grande décision abandonnée après quelques jours. Accepter de ralentir, sans tout arrêter, fait partie d'un parcours qui avance à son propre rythme.

Accepter les périodes de pause

Une période où rien ne semble avancer n'annule pas ce qui a déjà été construit auparavant. Considérer cette pause comme un moment du parcours, plutôt que comme une remise à zéro, change beaucoup la façon de la traverser. On peut reprendre ensuite, doucement, sans avoir besoin de tout recommencer depuis le début.

  • Garder une habitude simple même pendant une période basse
  • Se rappeler une raison personnelle qui compte vraiment
  • Réduire la marche suivante plutôt que de viser trop grand
  • Accepter une période de pause sans l'interpréter comme un arrêt
  • Parler de cette baisse à l'équipe soignante lors d'un rendez-vous

Le rôle du suivi régulier

Un parcours accompagné, comme celui proposé dans une prise en charge pluridisciplinaire, permet de traverser ces périodes avec un appui extérieur, sans attendre d'être seul face à une baisse de motivation. Le suivi médical régulier donne des repères stables, indépendants de l'humeur du moment.

Signe de baisse et piste possible
Signe de baissePiste possible
Difficulté à se lancer dans une activité prévueRéduire l'activité à une version plus courte, sans l'annuler totalement
Sentiment de lassitude face aux habitudesSe rappeler une raison personnelle précise
Tentation de tout laisser tomberGarder une seule habitude simple, le reste peut attendre
Impression d'être seul face à la baisseEn parler lors du prochain rendez-vous de suivi

Les périodes où l'élan baisse font partie d'un parcours, pas une exception à cacher ni à redouter. Chacune peut se traverser différemment, à son propre rythme, avec l'appui d'une équipe qui connaît déjà votre situation, vos habitudes et vos raisons personnelles, et qui peut ajuster le chemin avec vous, sans aucun jugement sur ces moments plus difficiles.

Questions fréquentes

  • Est-ce normal que la motivation baisse par moments ?

    Oui, tout à fait. La motivation varie chez tout le monde, selon la fatigue, le stress ou les périodes de vie. Cette variation ne dit rien de l'engagement réel d'une personne dans son parcours.

  • Que faire quand on n'a plus envie de rien ?

    S'appuyer sur une habitude déjà installée, même réduite, aide souvent plus que d'attendre le retour de l'envie. Se rappeler une raison personnelle précise peut aussi redonner un appui stable.

  • Faut-il tout arrêter pendant une période de baisse de motivation ?

    Non, il est souvent plus utile de réduire la marche suivante, en gardant une petite habitude simple, plutôt que d'arrêter complètement et de devoir tout reprendre plus tard.

  • Un suivi médical régulier aide-t-il à garder la motivation ?

    Oui, un suivi régulier offre un appui extérieur stable, indépendant de l'humeur du moment, et permet d'ajuster le parcours en fonction des périodes plus difficiles.

  • À qui parler si la motivation baisse durablement ?

    Il est utile d'en parler à l'équipe soignante lors d'un rendez-vous de suivi, qui peut écouter la situation et proposer des ajustements adaptés, sans jugement.

Références

  • Haute Autorité de Santé (HAS, France), Guide du parcours de soins : surpoids et obésité de l'adulte (2023)

Ce contenu est informatif et ne remplace pas un avis médical personnalisé.

Parler à l'équipe du centre

Une question, un premier rendez-vous ? Écrivez-nous, l'équipe vous répond et vous oriente.